Bienvenue

Curieux et connaissances, amis perdus de vue et que la vie éloigne,venez tourner ces pages, modestes et blanches plages
où viennent s'échouer émotions et images. Je suis pas l'as du texte et j'ai mes maladresses. Vous m'en excuserez, et m'écrirez peut être.


Affichage des articles dont le libellé est écrits et conneries. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est écrits et conneries. Afficher tous les articles

15_01_13

Charlie

Depuis que j'utilise Facebook, Nioublogueur s'endort.
Mercredi il s'est réveillé, il croyait avoir fait un cauchemar, hélas...
Entre temps, il s'est appelé Charlie, a traîné sur Facebook, fait une photo,  écrit  dans son journal :

L'OMBRE DU MORDOR

Pan! Pan! Pan! Et un Et deux Et trois! Voila, ça c'est fait...
Mais après? L'ombre encore, avance, 
Se protéger, bien sur, se défendre aussi, pourchasser les assassins certes.
Mais avoir peur, s'enfoncer chacun dans sa vallée, se cacher, se craindre, se détester? 
Ou monter vers les sommets, voir de plus haut, plus loin, plus large.
Réagir comme bêtes traquées ou réfléchir comme humains civilisés?
Peu sont ceux à qui profite la haine, toujours les mêmes depuis toujours, toujours recyclant les mêmes recettes : pauvreté, ignorance, propagande, terreur.
Attiser les brasiers et tirer les marrons du feu.
Réfléchissons au monde que nous construisons.

Est-il celui que nous aurions voulu, que nous voudrions?
Il y a longtemps, tout jeune, je lisais Delfeil de Thon, chroniqueur de Hara Kiri qui avait écrit une fiction utopique l'An Zéro un.
La devise était: «on arrête tout, on réfléchit et c'est pas triste.»
Au programme, respect frugalité culture, tolérance imagination…
Revenir aux fondamentaux de la démocratie au niveau mondial.
le plus grand bonheur pour le plus grand nombre le partage la tolérance, la douceur.
Nous avons la chance d'être nés dans le pays de Rabelais, de Montaigne, de Voltaire, de Condorcet, de Zola, de Hugo et tant d'autres.
Nous avons vécu, des guerres et des massacres nous venons de toutes parts et ensemble, avec les gaulois et nos ancêtres les métèques, nous avons fait la République Française dont nous sommes fiers malgré toutes ses imperfections, ses défauts, ses égarements,
Alors, ensemble encore continuons de nous castagner, de nous engueuler, de nous moquer les uns des autres, de nous supporter, nous écouter, et nous entendre pour vivre mieux, heureux, et courageux,  libres et en paix dans un monde plus juste sans misère ni ignorance qui sont terreau de  terreur.




A une semaine des massacres, passé le plus fort de l'émotion et de l'indignation,on se demande que faire de notre petite place pour que les choses aillent mieux. On va pas nous aussi se mettre à faire péter des bombes quand même. Parler, s'exprimer, bien sur. Peut être se réengager concrètement en politique pour occuper l'espace public décisionnel institutionnel et ne plus le laisser qu'aux seuls affairistes cyniques mercenaires de la politique politicienne qui vide de son sens la démocratie? Utopie,quand tu nous tient,...

14_07_21

Amour dans le près

Le temps passe et la connerie reste, en voici une que j'aie faite pour m'entrainer à l'utilisation du logiciel GIMP, un trafiqueur d'images.



13_10_06

Bain d'automne






Bain d'automne 

L'eau était bonne 

Et déserte la plage.

Sur la clape couvait l'orage. 

Un de ces rares instant 


Dans le temps en suspens 

A vivre pleinement.

13_05_24

Coquelicot



En robe, rouge éclatant

Un cœur fragile et noir

sur sa tige en chapeau chinois

Danse au caprice du vent



13_05_22

MARGUERITE;


Fier sur la branche
Rossignol chante.
Si fort qu'il peut
Pétales blanches 
L’âme tremblante.
Je t'aime un peu,

A la folie
Passionnément 
Beaucoup!
Et toi ma mie?
De temps en temps
Ou point du tout.

Amours frivoles,
Pétales blanches
Au vent s’envolent.
L'oiseau déchante
Seul sur la branche



12_09_08

Fantômes


J'avais à écrire pour le boulôt, dans le train j'ai pris un stylo. 
Il était bleu, ces mots ont coulé sur la feuille:

Fends ton blues
Le jour a tenu ses promesses
Le soir tombe sous le ciel sombre
Avec ses bruits la nuit épaisse
S'étale et rampe sous les ombres

Angoisse frisson malaise
Le cœur serré, pâle et livide
Où est la main qui nous guide ?
Où est la voix qui apaise ?

Dire bonjour à ses fantômes,
Faire plus ample connaissance
Avec les Elfes,les Farfadets, les Gnomes.
Aprés l'aube, la renaissance

Ils parlent où bien se taisent,
Va et vient la peur du vide
Où est la main qui nous guide ?
Où est la voix qui apaise?

Ils racontent notre histoire
Ecoutons bien ce qu'ils nous disent :
Entre douleurs et déboires,
La vie offre ses gourmandises.

Passé, espoir, futur,foutaises !
De tout dieu le ciel est vide
Où est la main qui nous guide ?
Où est la voix qui apaise ?

Les gourmandises de la vie,
Bonté, Désirs, Plaisirs
Sont à portée de nos envies.
Tendons la main pour les saisir.

Amour couve-t-il sous les braises 
D'un coeur brûlé  de joie avide?
Où est la main qui nous guide ?
Où est la voix qui apaise ?

11_02_09

pèlerinage

Un courageux ami, ces derniers temps est allé à pieds
à St. Jacques de Compostelle, long et dur voyage.
Dangereux aussi. J'ai lu quelque part que dans le temps un malheureux pèlerin 
c'était fait dévorer tout cru par des crickets
Bon le copain lui, est rentré sain et sauf, plus sauf que saint d'ailleurs .
Maintenant il est aux Amériques toujours en quête d'expérience forte et mystique.
Je lui rappelle en passant une leçon d' histoire que j'ai retenue:
"Breuvages et Fumages sont les deux mamelles de la transe"
Mais dans sa quête de sagesse, il pense fort
à sa mie, au pays, la pauvre, demeurée.
 Je dédie donc à ce voyageur
cette connerie que j'ai écrite en pensant à sa solitude,
en pensant comme un pèlerin solitaire 
qui doute et languit le retour.

            AU RETOUR                          
Je marche,le temps s'égraine
Te sèmerais-je,sainte graine?
Planterais-je l'arbre du sage?
Mon amour sort de sa cage
Pieux, il éclaire les jours
Longtemps, toujours
Devant, la vie, l'espoir la joie,
Derrière la folie et la gueules de bois.

10_05_04

Sous la tempète

Si loin, et je me souviens.
Chaleur miel et douceur
Ton corps tout collé au mien,
Je sens là, battre ton cœur.

Insouciance est jeunesse
Elle croit aux ailes qui poussent.
Aimer n'est point faiblesse
Elle court, l'amour aux trousses

Amer amour souvent déçu
S’il attend profit et retour.
Le chagrin lui tombe dessus
Quand il s'éloigne sans détour.

La fleur danse sur sa tige
Frèle et fragile délicatesse
Du mal fait, mon cœur s’afflige
Et pleure parce qu’il blesse.

Fougueux, le vif torrent,
Est plus sage quand il descend
Et la profondeur qu'il prend
Lui donne la force du temps.

L'amour qu'on a dans le cœur
Peut être perdu ou peut être
Cultivé en jardin de fleurs
Et prodigué à tous les êtres

10_04_29

NBG s'en va al trail

Pour les trailleurs d'oc,
Voila une petite chanson avec refrain ,
style carnaval ou corrandes,
trouvez un air, ajoutez tant de couplets
que vous voudrez,
s'est pour s'amuser.
Aprés le texte,
suit une traduction
ainsi que des notes.
pour les francophones,
.......................................
....................................
Nioublogueur s'en va al trail
Per lous camis de la moutagno
D'ins la garrigo et per la plagno,
Nioublogueur s'en va al trail.

Emb'un pareil de brocs de cagnos
A tant virat et revirat
Qu'al agnel qu'avio daiçat
A agut temps d'i poussar vanos

NBG s'en va al trail....
Le soulelel y tapec s'ul cap
Pas gaire d'aigo coumo un camel
Et per mangear un paouc de mel
D'eyme y'n demoro pas cap

NBG...
Aiçi quan plaou les fats s'embaroun
El y va, mail dejous la ramado.
Coumo uno crabo enredounado
Qu'a perdut nord et miejourn

NBG...
Fa pla de temps qu'aro es partit.
Salto marges coumo l'aoucello
De flous en flous coumo l'abello,
Tournara pas, mail achurit

NBG...
El qu'ero tant festejaire
Que mail d'un cop era enfumat
De vi ne beou qu'un veirat
Et aro festejo pas gaire

NBG....
Si'uno mignouno l'esbaudit
Et qu'a davant, poulidos ancos
Ja! per courre pares y manquo,
Sauto pertout coumo un crabit

NBG...
D'aiço soun hort coumo un harmas
Debrumbo la lleno p'el foc
De bourrados en fa pas trop
Planto las favos al meis de Mars

NBG....
dintro tard et de cami s'engagno
Sa fenno sang-cremo a l'oustal
Garo si passo un joube gall
Nioublogueur pourtara vanos
______________________________

Pour moi,la langue, c'est l'oral,
Et là c'est trés trés local .
N'étant pas beau parleur de salons,
J'accepte critiques et corrections.
Bon, voici donc la tradudtion:

Nouveau blogueur sen va au trail
Par les chemins de la montagne,
Dans la garrigue et par la plaine
Nioublogueur s'en va au trail.

Avec une paire de batons de roseaux
Il a tant tourné et reourné
Qu'a l'agneau qu'il avait laissé
A eu le temps de lui pousser des cornes.
NBG...
Le soleil lui a tapé sur la tète
Pas beaucoup d'eau comme un chameau
Et pour manger un peu de miel
D'idée il ne lui en reste plus
NBG...
Ici, quand il pleut, les fous se mettent à l'abri(1)
Lui, il y va mème sous l'averse
Comme une chévre qui a mangé du "redoun"(2)
Qui a perdu le nord et le sud (midi)
NBG...
Cela fait longtemps que maintenant il est parti
Saute talus comme l'oiselle(3)
De fleurs en fleurs comme l'abeille
Il ne reviendra pas plus dégourdi(malin)
NBG...
Lui qui etait tant fètard
qui plus d'une fois était"enfummé"
de vin il n'en bois qu'un verre
et des fétes il n'en fait plus trop.
NBG...
Si une mignone l'esbaudit
Et qu'il a devant de jolies fesses
Va! Pour courir rien ne lui manque,
Il saute partout comme un chevreau.
NBG...
Il laisse son jardin en friche
Il oublie le bois pour le feu
Des heures sup(4) il en fait pas trop
Il plante les fèves au mois de mars.
NBG...
Il rentre tard et se trompe de chemin
Sa femme s'énerve à la maison
Attention, s'il passe un jeune coq
Nioublogueur portera des cornes!

NOTES:
1-Proverbe
2- Expression locale
-Redoun:arbuste à baies noires neurotoxiques.
-Une chèvre si elle en mageait avait un comportement
bizare et inquietant, style vache folle.
3-Pit-Pit Salte-marges: trés petit oiseau des haies et des bords
de ruisseaux qui sautille tout le temps.
4- Faire la bourrade: expression pour désigner le travail
que l'ouvrier agricole faisait en plusde sa journée pour le patron,
soit à la tache soit pour travailler ses propres vignes.
Bourrade, travail soutenu et intense sur un temps court.

10_04_06

Récit d'un trail

Mardi, six avril 2010

J'écris ,car je ne peux trop bouger. Mais cela va mieux quand même.
Je n'ai besoin de la canne que pour monter les escaliers... pour les descendre aussi .
Alors, je vais vous raconter en détail ma journée de Dimanche:

Il fait encore nuit; la ville dort en paix, mais la place s'anime doucement
de lumières et de musique,
De furtives silhouettes noires ou de couleurs vives ,étrangement parées,
lampe au front, convergent en silence vers la halle éclairée.
Il se trame quelque chose?
L'édition 2010 du trail des citadelles.
Bon, avant de partir, allons nous alléger, suivons la pancarte" W.C Trail."
A quelques mètres, nul besoin de pancarte, notre odorat nous guide.
Odeur donc, portes défoncées, carrelage cassé wc bouchés et débordants, graffitis de rigueur,
aussi fins que délicats, et bien sur ,pas de papier.
Tellement typique,qu'en ces temps de débats sur l'identité nationale,
ce monument pourrait être classé comme témoin d'une partie de la culture française;...
Mais bon, ce n'est pas si grave, foin de diversions, allons courir .
Les visages sont un peu tendus sous les sourires. Contents mais inquiets .
Celui ci a l'air bien affûte, et celle là fort bien équipée; des pros sûrement.
Et quelle détermination dans les expressions!
Et ce groupe qui discute, en voila qui savent de quoi ils parlent!!
Waou! ces bâtons, et ces gourdes pleines de supercarburant!
Tiens, celui ci a un Gps, et le parcours de la course qui pend à son sac,
Tout ce monde là n'est pas venu pour la figuration.
Je suis très impressionné et me sens tout petit. Que diable vais-je faire dans cette galère?
Une fanfaronnade,une dégringolade.
J'y suis; plus le temps de me poser la question! On verra bien.
Alors, grégaire,je suis le troupeau et me jette à l'eau.
Six heures :Les chevaux sont partis...
Heureusement, le rythme n'est pas trop endiablé,
Bientôt la queue s'allonge, et tranquille elle ondule en sous bois sous les étoiles .
Ce serpent lumineux qui glisse à l'assaut des cimes dans cette nuit de pâques a une "aura" mystique.
Une foule éclairée monte vers Montségur, que quète-t-elle?
Voila pour la mise en jambe.
Au petit jour le col est atteint et les lampes on éteint.
C'est parti au petit trot jusqu'au premier ravito.
Miam miam glou glou nous revoilou.
Pour l'instant pas trop de pluie. Nous serions-nous trompés de trail?
Bien non, voila que ça tombe, sérieusement cette fois, et l'eau est fraîche à cette altitude.
Monter,descendre, remonter, redescendre, glisser, patiner, tomber, se relever, monter, glisser, et la boue, toujours...
Mais en parlant de boue, je dois vous parler aussi de mes bâtons qui ont fait pâlir d'envie mes compagnons trailleurs.
Jusqu'alors, je me voulais puriste. Des bâtons? pourquoi pas des Béquilles?
Mais l'année dernière je fus fort aise d'en trouver un sur lequel m'appuyer dans les pentes glissantes et les vertigineuses descentes, puis un autre pour l'équilibre.
Et ce surplus de membres, loin de me nuire, me rendit bien services.
Cette année, mes scrupules ayant durés jusqu'au dernier moment ,
ce n'est qu'avant de partir pour l'Ariége - la raison l'emportant sur la fierté- que je me suis coupé ces deux bambous de 90 cm percés d'un trou chacun pour y passer un simple lacet.
Fiable, souple, solide, sur mesure, économique, jetable, biodégradable, recyclable, et parfait pour l'économie durable. A mon âge, c'est important.
Et puis,c'est pas mal non,des bambous pour la boue?
Bien ,reprenons la course. Ah, voici la fontaine intermittente!
Joli, impressionnant ,on passe vite,puis ravito a Fougax
Miammiam,glouglou, aie, le pied, aie le dos, aie le genou, monter, monter, glisser,
Tiens,un château!,un peu plus haut sur la gauche, si on y allait? chiche! Maintenant que le soleil veut un peu nous réchauffer.
Montée donc vers Montségur, la neige est toute proche,
quelques plaques émaillent encore les replis ombreux du sentier.
Devant la stèle, une pensée pour tous nos pauvres ancêtres
brûlés vifs par les barons guerriers,
Une pensée pour ces temps de fanatisme et de violence.
Heureusement que l'histoire sert de leçon...
Oh! Surprise au 48° à Montferrier Violette est là pour m'encourager.
Petit bisou petite photo grand chaud au coeur et bon pour le moral.
Je repars requinqué, d'autant que l'année dernière c'est ici que je fus éliminé. Merci Violette!.
Bon, maintenant vous connaissez le topo: descendre, monter, glisser, tomber, repartir, monter, etc
Alors je ne vais pas me répéter. Jusqu'à la fin il en fut ainsi, avec en sus,un grain de grêle.
C'est le "fangas-trail"
La boue faisait des ventouse
C'est pas un trail de ......ouses
Montségur,
S'est dur!
(Oh!ça va, c'était pour rire)
Avant de finir, je veux saluer tous et toutes celles avec qui j'ai partagé ces moments de course: Les trailleurs ravis, les ravitailleurs, pisteurs et cantinières, Loulou et Martine, de Tabre pour leur accueuil chalereux, ceux avec qui j'ai marché, parlé, couru aussi, les copains de l'Eure et Loire, de la Drome, de Madrid de Quéribus ou du Béarn,un moustachu coiffé de rouge, un jeune en vert avec des écouteurs, un grand avec une makila,
une jeune fille avec des fils dans les cheveux, etc, qui se reconnaîtrons s'ils me lisent. D'autres aussi dont je ne sais rien, sinon qu'ils sont ou qu'elles sont courageuses et sympathiques.
j'ai eu plaisir à les connaître, fussent quelques instants.
Et la course continue...
Dernière montée après quelques passages d'une rare beauté bucolique au bord de charmants ruisselets, de cascades en grappes chantantes, sous les bois fleurant bon la terre, à l'odeur de pierre à fusil comme un bon chablis, ou sentant subtilement l'anis ou la violette, parmi les fleurs dans les grasses prairies ou paissent si paisibles, les vaches et le taureau,
et les sombres Mérens, au soleil chaleureux
d'un généreux printemps,comme dans le 6° mouvement de la symphonie Pastorale.
Bon, il est vrai que sur la fin, on manque un peu de lucidité.
Voilà, on surplombe la Ville; Dernier tour de manège ,dernier bain de boue, descente sur le cul, rigolade assuré pour les spectateurs qui nous attendent, et c'est la délivrance sous les applaudissements, 12h 33mn. après le départ.
Euphorique!!!
P.S. A bientôt, pour quelques photos

08_11_22

Us et coutumes

Coucou les copains, voici un petit dessin inspiré de notre récente conversation sur les anciens usages

08_09_15

Tout fout le camp

TOUT FOUT LE CAMP

Claires fontaines

Au coin des rues

Par centaine

Ont disparu

...

Et pour pisser

Ces temps derniers

Il faut glisser

Quelques deniers

...

Comble du vice

On nous moleste,

Aux bancs on visse

Des anti-siestes

...

On te fera payer

L’air que tu respire

Et on va t’enseigner

Là ou tu pourras rire

...

Alcool, tabac et beu,

Ou tout plaisir marrant

T’auras affaire aux bleus

Si t’es pas dans le rang

...

Santé, travail, crédits

Aucun échappatoire

Si ce n’est interdit,

C’est donc obligatoire

....

Pour cacher la misère

Répulsif pour les rats

Quotas, tongas, tazers

Des pauvres on n’en veut pas

...

Ca craint en ville,

Fuyons aux champs

Bien tranquille

Loin des méchants

...

Prés d’un ruisseau

Sous les ombrages

Et le museau

Dans les nuages

...

Mais la beauté est avilie,

Bu le calice

Jusqu’à la lie

Ici aussi est leur malice

...

La vie est dure

Pour les rêveurs

Plus une eau pure

Pour les pécheurs

...

Dans l’eau de l’Aude

Pas plus d’alose

Que d’émeraude

Sur une lauze

....

Ils se font rare les oisons

Dans la nature et les champs

Y’a plus d’saisons

Tout fout le camp.

08_09_14

Homage et regrets


sur les plages de vieille nouvelle, de Mateille,et du Rouaix,
sur les neiges des Cortalets au plus prés des sommets,
ensemble on s'est balladé.
Sur la mousse des sous bois et les cailloux des garrigues, pour le travail et les plaisirs
entre nous régnait l'harmonie
D'errances, de fêtes, de nuits blanches et de jour gris,
toujours, au petit matin fumeux ou dans le soir brumeux ,
au plus loin que nous sommes allés,tant bien que mal, tu m'as ramené.
Mais notre temps est terminé .
Rutilante pimpante et régénérée tu pourra te recycler, tandis que je vais continuer mon petit train train besogneux en berline embourgeoisé.
Nos ballades au gré des humeurs et notre façon de jouer,
notre insouciante confiance et notre tendre complicité
cruellement vont me manquer.
Mais notre temps est terminé. et comme l'autre je vais chanter:
"Après toi,
je ne pourrai plus conduire, non conduire,
qu'en souvenir de toi"....

07_04_07

En route



Pauvre et triste veuve
Entre quatres murs seule
Pleure.
Les ans aprés les ans
La ronge son tourmant
Tuant.
Sa vie lourde et lasse
S'englue dans cette poisse
D'angoisse.
Pour finir,la fenètre ouvrir
ou bien le gaz, dernier soupir
Partir .
Sortir de ce mortel someil
Revoir le ciel et le soleil
Vermeil.
Debout vers un nouvel essor
Tète haute contre le sort
Elle sort.
Avec un chien et un ane qui broute
Pour vivre sans peur ni doute
En route
Errant par les chemins entre temps
Elle revient fleurir tous les ans
Son amant.
C'est la force de l'amour
Après la nuit revient le jour
Toujours

07_03_29

Biodiversité


Le perthus,Kitch-city,
l'art est dans la rue













L'Albère,
à dix minutes de là, un autre monde est possible

07_03_21

Blues de buse


BLUES A LA BUSE
Avec ma fille à l'arrière,
J'allais peinard voir ma mère
J'ai vu bouger dans le ruisseau
une bestiole ou un lapereau
C'était une buse bien belle,
Elle avait du plomp dans l'aile
Putain pourquoi tant de haine
Je l'ai prise elle m'a fait de la peine
Du garage j'ai fait sa volière
Et soigné ses plaies et misères
Dans ma main elle venait manger,
Bientôt elle poura dégager.
J'étais fier comme Artaban
Quand je soigne je fais pas semblant.
Mais un jeudi après l'école,
Etant venus la voir qui vole,
Des gosses dans un but ludique
L'ont faite tourner en bourrique.

On sait,s'est pas fut une Buse
Mais là vraiment ça abuse.
Elle s'est pété contre le mur
ce qui pour elle est le fémur.
Elle ne pouvait plus voler
Et ne voulait rien avaler
Alors qu'elle dépérissait
Moi, je me maudissais
Je n'ai fais que plus conement
Longtemps prolonger son tourment.
Le renard au bord de la route
Aurait eu un bon casse-croute
Je me suis pris pour Dieu le Père,
Je suis qu'une pauvre Glaire.
Sur un tronc, d'un coup bien lâché,
A la hache le cou lui ai tranché
Je me suis pas senti bien fort
De jouer les euthanasor
Ça m'a retourné le coeur
Et j'ai passé la nuit en pleurs
Pour les oiseaux j'ai pas la main verte,
Croyez bien que je le regrette.
Je dirai la prochaine fois
« Nature, berce -le chaudement, il a froid »
Mais quand avec elle tu ruses
Tu joues parfois au docteur Mabuse
Pourtant j'essaye quand même
Des souffrants alléger les peines
Bien sur je suis plus modeste
D'humilité j'en ai plus qu'un zeste
Pour te dire Merci la Buse
Pour te dire Pardon la Buse.